Poète, prends ton luth ; c'est moi, ton immortelle / Qui t'ai vu cette nuit triste et silencieux / Et qui, comme un oiseau que sa couvée appelle / Pour pleurer avec toi descends du haut des cieux / Viens, tu souffres, ami. Quelque ennui solitaire / Te ronge, quelque chose a gémi dans ton coeur / Quelque amour t'est venu, comme on en voit sur terre / Une ombre de plaisir, un semblant de bonheur / Viens, chantons devant Dieu ; chantons dans tes pensées / Dans tes plaisirs perdus, dans tes peines passées / Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu / Éveillons au hasard les échos de ta vie / Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie / Et que ce soit un rêve, et le premier venu / Inventons quelque part des lieux où l'on oublie / Partons, nous sommes seuls, l'univers est à nous. (De Musset, La Nuit De Mai)
Mes routes me promènent à travers des contrées ; Devant tant de beautés, d’horizons inconnus, Tant de choses sans quoi je n’aurais rencontré Ce pourquoi cette terre doit être connue.
J’ai beaucoup voyagé, tant de temps dépensé, J’ai cherché sans arrêt dans ces lieux éloignés Un trésor pour mes yeux qui saurait compenser Celui qui en tes yeux avait pu m’empoigner.
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Mes pas m’ont emmenés aux confins du Midi Dans les pays brûlants des hommes de Nabù, J’ai franchis les ravins du Portail de Nidy Jusqu’aux côtes glacées des Neigeux du Grand Bout.
J’ai grimpé aussi haut sur les monts d’Aetos Jusqu’à voir s’étaler, à mes pieds, une mer, Faites de ce manteau qui nous cache Orinthos Lorsque l’eau de ses yeux rend nos jours plus amers.
Au clair de Melinthos, j’ai chevauché la nuit, L’accompagnant durant nombreuses de ses vies, Sous les yeux infinis des aïeux, sans un bruit, Joignant le Cimetière des Feux Inassouvis.
J’ai traversé l’Océan aux Quatre Horizons, Cherchant devant mes pas ce bout d’anonymat ; J’ai brisé les barreaux de la Terre-Prison, Et foulé de mes pieds les terres d’Akhmaa
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Le Berceau de la Vie a transpercé mon cœur, Je sentais en mes veines s’écouler le sang Qui fait pousser chaque arbre, éclore chaque fleur, Et fait de cette terre un monde éblouissant.
Nul autre humain que moi, cet air immatériel, A tous les horizons, ne le prenait pour proie ; Et quand du haut d’un pic je balayais le ciel Des yeux, je ne voyais ni les gens, ni leurs rois.
Et quand tombait le jour, que Melinthos venait, Les enfants d’Akhmaa la couvraient le leurs chants. Perché sur mes sommets, moi, je me souvenais ; De ta voix, leurs mélopées, en moi s’attachant.
Mais à chaque matin où se rouvraient mes yeux, Restaient en moi les bribes de rêves de toi, Je savais qu’il me faudrait plus que quelques cieux Pour atteindre ce lieu qui avait fait ton toit.
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J’ai marché au couchant, devinant qu’Orinthos, Qui brille chaque jour, rayonnant de beauté, Chaque soir en laissant la place à Melinthos, Ne pouvait qu’aller se placer à tes côtés.
Les coups des tambours du temps ne tairons jamais Les battements de nos cœurs qui rythment nos vies Que ces mots t’aient atteint, ou pas, je le promets ; Je reprendrai le temps que l’on nous a ravit.
Commentaire n°1
posté par
Pauley
le 16/11/2007 à 15h55
Salut Thomas,
Me revoilà !!
Je vais t'emprunter ce poème pour une anthologie que je vais faire sur mon blog très prochainement, tu es toujours parmi mes favoris donc tu seras à l'honneur très bientôt.
Si tu te rappelle bien, sur Pauley Poésies, ce n'est pas nouveau. Je te tiendrai au courant dès que je le publie, avec bien sûr comme d'hab, ton prénom et un lien sur ton blog.
A bientôt. Amicalement
Commentaire n°2
posté par
Pauley
le 20/11/2007 à 23h58
Salut Thomas,
Me revoilà !!
Je vais t'emprunter ce poème pour une anthologie que je vais faire sur mon blog très prochainement, tu es toujours parmi mes favoris donc tu seras à l'honneur très bientôt.
Si tu te rappelle bien, sur Pauley Poésies, ce n'est pas nouveau. Je te tiendrai au courant dès que je le publie, avec bien sûr comme d'hab, ton prénom et un lien sur ton blog.
A bientôt. Amicalement