La vérité



Il y eut tout d’abord l’incompréhension,
Le doute laissé là par cette impression,
Suite à quoi ce fut la vérification,
N’ayant choix que de douter de ma vision.

Et puis commença l’étrange sensation,
Cette peur au ventre qui nous fait pression,
Qui monte à la gorge comme une pulsion,
Et qui serre, serre, jusqu’à soumission.

Mes muscles tremblèrent comme sous tension,
Et puis ce fut pareil à une ablation :
Je sentis quitter mon corps, mes émotions ;
Arrachées à moi, sans autre solution.

Alors vint en moi le vide, l’affliction ;
Nouant mes entrailles, et toute réflexion ;
La terreur immense d’une cessation,
La fin radicale de toute passion.

Passèrent alors de nombreuses questions ;
Des « pourquoi », des « comment cette abomination ? ».
Ne trouvant mots à ces interrogations,
Vint alors le temps des scarifications.

Des traits se plantèrent en moi sous l’action
De la colère entamant la destruction
Quasi-totale de toute compassion,
Chassant de mon esprit toute abnégation.

Mon cœur lentement calma ses pulsations ;
Mon esprit brisa mes vives réactions ;
Je fermai les yeux, prêt à l’acceptation ;
En moi ne resta qu’ultime déception.


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Mercredi 9 mai 2007
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
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