Force mythique aux reflets éthyliques



La chaleur de mon corps fait transpirer ma peau.
Autour de moi j’entends, de la nuit, le tempo.
Il fait très noir, c’est vrai, mais le feu nous anime.
Il fait froid, c’est un fait, mais nous, immunisés,
Avons trouvé l’outil pour nous diviniser.

Je m’arrête, un instant, mets ma main en appui ;
Je laisse se fermer mes yeux ouverts depuis.
Je sens dans tout mon corps, au fond de mes abîmes,
Les danses effrénée de mon sang qui accourt.
Tout semble se mouvoir au rythme des tambours.

Les chants tribaux m’entraînent à danser sur mon sort,
Comme des Walkyries, sans cesse galopants,
Sous la charge rythmée par le marteau de Thor,
Qui à vive cadence secoue mes tympans.

Entre mes os s’écoule le Nectar divin ;
Je possède en mon bras la force d’Héraclès ;
Prêt à pousser les mers, rapprocher les ravins,
Et libérer Atlas de sa tâche céleste.

De ma bouche les mots coulent comme les flots
Du Styx, se déversant, au royaume d’Hadès.
Je me sais assez fort pour vaincre mes sanglots,
La Muse à mes côtés apaise ma tristesse.

Ô feu béni des dieux ! Vient me désaltérer !
Que ne s’assèche point mon envie de danser !
Ô ! Sers moi de ce philtre ! Vient me déterrer !
Et que cesse à l’instant mes envies de penser !


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Dimanche 14 janvier 2007
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
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