Poète, prends ton luth ; c'est moi, ton immortelle / Qui t'ai vu cette nuit triste et silencieux / Et qui, comme un oiseau que sa couvée appelle / Pour pleurer avec toi descends du haut des cieux / Viens, tu souffres, ami. Quelque ennui solitaire / Te ronge, quelque chose a gémi dans ton coeur / Quelque amour t'est venu, comme on en voit sur terre / Une ombre de plaisir, un semblant de bonheur / Viens, chantons devant Dieu ; chantons dans tes pensées / Dans tes plaisirs perdus, dans tes peines passées / Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu / Éveillons au hasard les échos de ta vie / Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie / Et que ce soit un rêve, et le premier venu / Inventons quelque part des lieux où l'on oublie / Partons, nous sommes seuls, l'univers est à nous. (De Musset, La Nuit De Mai)
La chaleur de mon corps fait transpirer ma peau. Autour de moi j’entends, de la nuit, le tempo. Il fait très noir, c’est vrai, mais le feu nous anime. Il fait froid, c’est un fait, mais nous, immunisés, Avons trouvé l’outil pour nous diviniser.
Je m’arrête, un instant, mets ma main en appui ; Je laisse se fermer mes yeux ouverts depuis. Je sens dans tout mon corps, au fond de mes abîmes, Les danses effrénée de mon sang qui accourt. Tout semble se mouvoir au rythme des tambours.
Les chants tribaux m’entraînent à danser sur mon sort, Comme des Walkyries, sans cesse galopants, Sous la charge rythmée par le marteau de Thor, Qui à vive cadence secoue mes tympans.
Entre mes os s’écoule le Nectar divin ; Je possède en mon bras la force d’Héraclès ; Prêt à pousser les mers, rapprocher les ravins, Et libérer Atlas de sa tâche céleste.
De ma bouche les mots coulent comme les flots Du Styx, se déversant, au royaume d’Hadès. Je me sais assez fort pour vaincre mes sanglots, La Muse à mes côtés apaise ma tristesse.
Ô feu béni des dieux ! Vient me désaltérer ! Que ne s’assèche point mon envie de danser ! Ô ! Sers moi de ce philtre ! Vient me déterrer ! Et que cesse à l’instant mes envies de penser !
Puisque vous aimez la poésie, je vousinvite à venir voir sur mon site les poèmes produits par mes élèves de 2nde BEP. Il y a des choses assez sympa...
Bonne continuation !
Commentaire n°1
posté par
fleurdemars
le 07/03/2007 à 22h15
Trés beau poème...
Continues!
Commentaire n°2
posté par
Rod
le 04/03/2007 à 14h41
Je ne me souviens pas dudit commentaire qui aurait engendré tant de discussions, et m'en excuse, car comme vous, je pense aussi que Beaumarchais est dans le vrai. Cependant, certains au lieu de critiques font insultes, de ceux-là même je me méfie, car ils n'engendrent non pas une tendance à l'évolution, une tentative d'amélioration, mais juste la colère. Mais il est vrai qu'il n'y a de commentaire constructif que dans les critiques, quand celles-ci sont sensées et développées. (ps: votre écriture m'est particulièrement agréable)
Que de nuits blanches à chercher votre blog Mon commentaire sur celui-ci a engendré sur le mien une belle vague de polémiques. Mais non, je n\\\'ai rien d\\\'un ogre ni d\\\'un castrateur. À partir du moment où l\\\'on expose son travail, on s\\\'expose également à la critique. Sans la liberté de blâmer, il n\\\'est pas d\\\'éloge flatteur, disait Beaumarchais. Eussé-je vu votre âge ( je n\\\'ai pas prêté attention à cet espace où figurent en règle générale les liens) que j\\\'eus sans doute modéré ma critique. Mais les choses sont ce qu\\\'elles sont et je suis, en poésie, il est vrai, un public exigeant, tant pour les autres que pour moi même. Quant au Serge dont certains ont applaudi le commentaire, c\\\'est un réel malfaisant, qui sur d\\\'autres blogs s\\\'en fut m\\\'accuser, à mots à peine couverts, de choses hallucinantes. Non, je n\\\'avais pas lu tous vos poèmes, juste celui que j\\\'ai commenté. Celui-ci me semble de bien meilleure facture et votre écriture, en métamorphose, témoigne ici d\\\'une nette évolution.
Tes mots sont forts Thomas, heureuse également de retrouver un de tes textes, nouveau et toujours aussi envoûtant... Bon mois de février et au plaisir de te lire ;-)
Commentaire n°5
posté par
AL
le 11/02/2007 à 14h39
Heureux de retrouver un nouveau texte. Voici toute la mythologie qui anime tes vers. Ton style est plus puissant.
Commentaire n°6
posté par
Patrick
le 18/01/2007 à 22h55
"Tout cela ne vaut pas le poison qui découle De tes yeux, de tes yeux verts, Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers... Mes songes viennent en foule Pour se désaltérer à ces gouffres amers."
Puisque vous aimez la poésie, je vousinvite à venir voir sur mon site les poèmes produits par mes élèves de 2nde BEP. Il y a des choses assez sympa...
Bonne continuation !
Trés beau poème...
Continues!
Mais il est vrai qu'il n'y a de commentaire constructif que dans les critiques, quand celles-ci sont sensées et développées.
(ps: votre écriture m'est particulièrement agréable)
Tes mots sont forts Thomas, heureuse également de retrouver un de tes textes, nouveau et toujours aussi envoûtant...
Bon mois de février et au plaisir de te lire ;-)
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers."