Mémoires


A ceux qui avant nous on parcouru la Terre,
Qui désormais reposent en quelque cimetière ;
Aux ancêtres lointains peuplant notre passé
Vivants pour le présent, que d’autres ont remplacé.

A ceux qui chaque jour, trépassent sans un bruit,
Aux oreilles bouchées, de nos pays instruits,
Dans les pays meurtris de chaque continent,
Ce qui jamais n’affectera les dominants ;

A ceux qui çà ou là, dans nos riches contrées,
Se font incinérer, ou se font enterrer,
Et donc le prix de la mort en un certain lieu
Dépasse le prix de la vie dans certaines banlieues ;

A toutes les étrangers que nous avons croisés,
Qui peut de temps après se sont fait embrasé ;
A tous les décédés qui passent à la télé,
Brûlés par quelques fous, tués par des fêlés ;

A ceux que nous avons connu bien des années,
Dont la mort frappe nos cœur d’humains condamnés ;
A ceux que nous avons connus toute la vie,
Dont le soudain décès nous ôte nos envies ;

A ceux que nous aimions, mais qui nous ont quittés,
Ne faisant de nos cœurs que landes désertées,
Qui toujours hanteront moindre de nos pensées
Jusqu’à ce que quelqu’un nous fasse compenser ;

A tout ces trépassés connus, ou étrangers,
Qui dans nos souvenirs, resteront inchangés,
Qui dans nos souvenirs, survivront à jamais,
De mémoires en mémoires, de sommets en sommets.


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Jeudi 2 novembre 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie


Erato


Muse est-ce toi, là, que je vois ?
Muse qu’entend-je en ces ténèbres ?
Muse est-ce le son de ta voix ?
Ou les délires de ma fièvre… ?

Mes sensations me font défaut,
Je suis perdu dans cette nuit,
Muse, ma vie me fait défaut !
Ne la vois-tu pas qui s’enfuit ?

Muse, si tu es là ce soir,
Près de moi, au pied de mon lit ;
Si c’est bien toi, là, dans le noir,
Muse, libère ma folie !

Je ne veux plus de cette vie !
Muse, ne le comprends-tu donc ?
Fais-moi retrouver mes envies !
Muse, toi seule en a le don !

Muse aide-moi, je t’en supplie !
Fais moi quitter ce cauchemar !
Muse, aime moi, pour que j’oublie,
Délie s’il te plait mes amarres…

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Jeudi 19 octobre 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie

Sens Interdits

Pour échapper à la vision de ce monde qui nous entoure
Ce ciel de douleur et de vie qui m’éblouit, désenchanté
Je me suis arraché les yeux sans regarder les alentours
Et dans le noir de mes pensées, amie, je t’ai représentée

Pour échapper à tous ces bruits, ces cris, ces pleurs et ces souffrances
Ces mensonges et ces non-dits, ces coups qui saignent mes oreilles
Je les ai coupées d’un coup vif, et n’entendant que le silence
J’ai remplacé à ces douleurs le son de ta voix sans pareille

Pour chasser cette puanteur qui règne partout sur la Terre
L’odeur de mort, l’odeur de vie, l’odeur de ce qui a un prix
J’ai brisé ce nez mensonger, qui ne reniflait que les vers
Et dans l’absence d’odorat, de ton parfum je fus nourris

Pour chasser ce goût de malheur, de tristesse et de désespoir
L’acidité de nos blessures, l’amertume de l’existence
J’ai tranché la source du Mal, Langue, source de mes déboires
Pour m’approcher, et pour sentir, le goût de tes lèvres intenses

Pour stopper cette infirmité, et ne plus sentir la douleur
Le sang qui lentement s’écoule le long de ma peau tannée
Je vais donc planter ce couteau, là, ici, où battent mes pleurs

Et je pourrais alors venir, t’approcher, te toucher, t’aimer.


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Jeudi 19 octobre 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
Le temps passé



Que le temps passe tant.
Tant il passe le temps,
Que le temps qu'il se passe,
Me voila dépassé.

Autant de fois passées,
Tant de temps dépensé,
A attendre le temps,
Attendre qu'il soit temps,
Et le voir se passer,
Tout ça sans pour autant,
Que le temps nous attende.

Il n'y a pas assez,
De tant de temps passé
Et je passe le temps
En attendant l'instant,
Attendant qu'il soit temps,
le voyant se passer.

Mais quand il sera temps,
Le verai-je passer ?
Le temps que le temps soit,
Le temps ne sera plus,
Et qu'aurai-je vécu ?
Du temps perdu, passé...
Et je m'apercevrai,
Regardant le passé,
Que quand il était temps,
Je l'ai laissé passer...
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Dimanche 24 septembre 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
Page blanche


Qu’ai-je donc ce soir, à mourir ?
Où ont disparu mes sourires ?
Semblant attendre le moment,
Ne sachant toujours pas comment.

Je suis là, à me souvenir,
Je suis las, attendant venir,
Qui ou quoi, je l’ai oubliée,
Celle qui m’a fait scintiller.

Combien cela va-t-il durer ?
Combien de temps vais-je endurer ?
Ce lourds tourment qui me poursuit,
Ces longs moments où seul je suis.

Combien de mois, combien d’années,
La plume à la main, condamné,
Vais-je rester face au néant,
Face à ce parchemin, béant ?

Au fond de moi, mon cœur le sait
Ce qui m’a toujours angoissé,
Je n’ai plus le feu qui, en moi,
Brûlait, provoquant mon émoi.

Je n’ai plus le feu du soleil
Qui soudain, provoquait l’Eveil,
Et faisait voyager l’esprit
Par delà toute tromperie.,

Je n’ai plus la nuit scintillante
Qui venait vers moi, insouciante,
Me faisant part de ses secrets,
Dans un chuchotement discret,

Enfin, je n’ai plus cet amour,
Cette muse de tous les jours,
Guidant ma main qui dérivait
Pour chaque mot que j’écrivais.

Qu’ai-je donc ce soir, à mourir ?
Pourquoi tout fuit, semblant flétrir ?
Où est donc celle que j’aimais ?
La reverrai-je un jour ? jamais ?

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Vendredi 1 septembre 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie

Elle



Des yeux qui regardent au plafond,
Ou feux qui percent vos tréfonds,
Deux lunes d’un ciel étoilé,
Par des cheveux, souvent voilées.

Voix que l’on aime entendre rire,
Lèvres qui se forment en sourire
Semblant vous entraîner le soir
Vers un baiser presqu’illusoire.

Un caractère à tout épreuve
Qui d’éternels combat, s’abreuve
Lesquels toujours essayeront
Mais qui jamais n’y parviendront

Elle a la douceur du réveil
Quand au lever, tout s’émerveille,
Que face aux siens mes yeux s’égarent,
Quand je me noie dans son regard.

Elle est mon univers, sans ciel
Elle est mon soleil, essentielle
Elle souffle les mots qui redonne
La joie de vivre qu’elle fredonne

Même si parfois, malgré tout
Le silence se fait, partout,
Aussi tristes que soient nos jours
Le soleil renaîtra, toujours.

Car elle détient le pouvoir
D’empêcher le temps de pleuvoir
Et de redonner à la vie
La joie, et toutes ses envies

Elle est pour moi incomparable
Elle est ma vie, invulnérable
Elle est, et sera la sommet
De ma vie, ici, à jamais.

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Vendredi 21 juillet 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie



Balade pour un cowboy solitaire



Nombre d'heures ont passé depuis que je suis né
Je n'ai jamais vécu que pour y arriver
Arriver à toucher ce qui fuit devant moi
Ce brin de paradis qui égare mes pas

J'ai laissé dans mon dos maintes filles d'un jour
Echappant sans détour aux chaines de l'amour
Je n'ai pas de patrie, je n'ai pas de maison
Je poursuis mon chemin, à travers les saisons

Je survis dans l'espoir de pouvoir un matin
Soudain m'apercevoir qu'après tout, j'ai atteint
Ce bout de paradis qui toujours me fuyait
Source de tant de pleurs par mes mains éssuyés

Pouvoir ouvrir les yeux sur mes rêves d'enfant
Sentir dans mes cheveux, la liberté, le vent
Sans même savoir pourquoi j'ai fait ce chemin
Et sans me retourner, Le poursuivre à demain.

Et ainsi, voyager, dans mes rêves, à jamais.
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Samedi 15 juillet 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie

Les mots


Un mot dit simplement
D'une bouche d'amant
Circule tendrement
L'amour en chargement

Un mot bien raconté
D'un mensonge éhonté
Ne fera qu'affronter
Une vie démontée

Certains mots sont si beaux
Pleins de tant d'idéaux,
D'autres sont des flambeaux
Qui nous poussent au tombeau.

Un mot peut diviser
Les peuples, maitriser
Nos vie, agoniser
Nos âmes, et nous briser.

Un mot peut nous unir
Nous faire devenir
Et nous faire tenir
Sans jamais nous finir

Un mot, il peut s'écrire
Pour nous faire souffrir
Un mot, il peut se dire
Pour nous faire mourir

Les mots peuvent détruirent,
Et nous pousser à fuir ;
Les mots peuvent séduire,
Et nous, tout reconstruire.

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Lundi 3 juillet 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie

Vagabond



Ils ont dit que ma voie était déjà tracée,
Que ce que je faisais était tout décidé,
Que le chemin suivait l’ordre préétabli,
Et que l’idée du choix, il fallait que j’oublie.

Ils m’ont fait voir des gens qui avaient fuit leur vie,
Qui avaient refusé de mourir accroupis,
Lâchement accusés, autonomes, ils vivaient,
Où aller, ne sachant, ni d’où ils arrivaient.

Sûrement pour montrer qu’il ne faut m’écarter,
Peut-être ont-ils voulu par ces gens me heurter.
Mais chez ces être nus de civilisation,
Je n’ai vu le reflet que de l’insoumission.

Rejetant les idées qui se disaient « missions »,
Refusant de rentrer dans l’ordre et la nation,
Je me suis concentré sur le but que j’avais,
Et je me suis vidé de ce qui m’entravait.

J’ai déserté ces lieux trop longtemps escarpés,
A travers des pays trop souvent usurpés,
Je n’ai jamais failli, poussé par ma fureur,
A la recherche de ce que voulait mon cœur.

J’ai gravis des montagnes et combattu mes peurs,
J’ai marché des années, essuyant tous mes pleurs,
Je ne voulais donner à ceux que je fuyais
Le pouvoir de gagner et de me ramener.

J’ai combattu les monts qui voulaient m’arrêter,
J’ai toujours vu derrière ce qu’on me cachait,
J’ai brisé les barrières qui stoppaient mes pas,
J’ai chassé les démons qui voulaient mon trépas.

Et depuis, clandestin, à la main mon compas,
A travers continents, océans, je m’ébat.
Libre comme le vent à travers les saisons,
Je n’ai pas de destin, Je n’ai plus de mission.


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Mardi 27 juin 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
De l’autre côté


Qui est cet homme face a moi
Qui me regarde fixement ?
Qui est cet être dont le pas
Suis le mien aussi prestement ?

Ses traits ne sont pas inconnus,
Je suis sûr, je l’ai déjà vu,
Quelque part, jusqu’à mon trépas,
Ma mémoire s’en souviendra.

Sa peau, son visage est marqué,
Par tant de larmes essuyées ;
 Sa bouche ne sait plus sourire,
Ni se déformer en un rire.

Il a le torse sillonné
Par tant et trop de coups portés
Comme des lames, à chaque pleurs,
Qui lui ont déchiré le cœur.

La peau n’a pas cicatrisé
Sur les veines de son poignet.
Bien que la mort aurait suffit,
La vie n’en avait pas fini.

Sur son dos recouvert de sang,
Je vois les plaies tues par le temps,
Des trop nombreux coups de couteaux,
De gens qui ont nourri ses maux.

Quel est ce drame auquel j’assiste ?
Qui en est l’acteur sans espoir ?
Les yeux clos, il a l’ai si triste,
De l’autre côté du miroir.

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Dimanche 4 juin 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
Le Temps

La montre, en face, me raconte que trop.
Oh trop, bien trop, trop de temps est passé
Soleil, dehors, se fout bien de mes souhaits
il vit, puis meurt, faisant passer les jours

Les mois, années, s'écoulent lentement,
Les jours, jamais, ne m'attendent au tournant
le vent, soufflant, ne se soucie de moi
Les murs, immenses, m'empêchent de rentrer

Rentrer, chez moi, où j'ai toujours été
Chez moi, chez toi, ou nous sommes liés
Ici, là bas, à  jamais pour toujours,
Chez moi, chez toi, chez nous deux mon amour.

Je vis, toujours, je marche lentement
Je suis, chemin, où m'emmène le vent
Je rêve, la nuit, je ne vois que tes yeux
Et ce, visage, au reflets merveilleux

Je crie, je pleure, je soupire et je mande
La vie, la mort, mais pas ni l'un ni l'autre
Mais qui, jamais, écoutera mes souhaits
Je suis, tout seul, j'ai qu'à à me débrouiller.
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Lundi 29 mai 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie

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Arrachez-moi la vie

Si loin est ma vie,
Si loin, on me l’enlève ;
Si loin sont mes rêves,
Si loin, inassouvis ;

{ Si belle et si cruelle
La torture d’un cœur
Qui malgré tant de pleurs
Me lie, toujours plus frêle. }

Ce qui me consume ;
Ce mal, cette agonie ;
Noie toutes mes nuits,
Dans l’océan des brumes.

{ Si belle dans mes rêves
Si belle, inaccessible,
Si belle, invincible,
Mais trop souvent, si brève.}

Le mal, par le mal,
 Ma peau pour une flamme ;
Du sang, une lame,
Comment chasser ce mal ?

{ Toujours dans mon esprit,
Nuit et jours elle est là,
Toujours, même au-delà,
Nuit et jours, sans un bruit.}

La mort, oui, la mort
La mort tuera le mal.
La mort, animale,
Noiera tous mes trésors.

{ Ma vie, je combattrai,
Pour pouvoir l’oublier ;
Ma vie, je donnerai,
Pour pouvoir la garder. }

Pour un tout dernier souhait,
Arrachez s’il vous plait,
Mes yeux, noyés de pleurs,
Je ne veux plus la voir,

Je ne veux plus y croire,
Arrachez moi le cœur,
Que je ne puisse aimer,
Ni demain, ni jamais.

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Mardi 16 mai 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie


Coucou


Coucou fait mon coeur, qui dans la peur cou-coule.

Coucou il faiblit, coucou sans un bruit,

D'un coup qu'il me dit, d'un coup il gémit :

Beaucoup l'ont trahi, ces coups l'ont détruit.

Coucou fait mon coeur, qui sous mes pleurs s'écroule.




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Vendredi 12 mai 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
Noir et Blanc
Ce court "je t'aime"
Est un poème
Dont seuls les mots
Feront le beau.
Il n'y a pas plus beau
De tous les poèmes
Que les quelques mots,
D'un simple "je t'aime".
De tous les mots
Le grand "je t'aime"
Est le poème
De tous les maux.
Simple "je t'aime"
Tu as les mots
Qui dans ma peau
Font les poèmes.
L'amour en moi
Est un combat
Contre lequel
Je fond mes ailes.
L'amour pour toi
Est une joie
Avec laquelle
J'irai au ciel.
Ce feu ardent
Que tu me tend
Nous fait brûler
Pour nous tuer.
Ce feu ardent
Brule mon sang,
Pour à jamais,
Toujours, t'aimer.
Tu as rempli ma vie
De rêves infinis
Qui ne seront jamais
Qu'idéaux insensés.
Tu hante mes idées
D'idéaux infinis
Qui me feront marcher
Avec toi, pour la vie.


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Jeudi 27 avril 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie

T M Y

 

To u s   m e s   p l u s   c h a l e u r e u x  p l a i s i r s

To u s   m e s   p l u s   v a l e u r e u x   d e s i r s

To u t e s   m e s   j o i e s   e t   m e s   e n v i e s

To u s   l e s   b e a u x   m o m e n t s   d e   m a   v i e

 

Q u i   m e   f e r o n t   r i r e   o u   m o u r i r

 

me   l a i s s e r o n t   d e s   s o u v e n i r s

me   t r a c e r o n t   m o n   a v e n i r

me   l a i s s e r o n t   d e   q u o i   t e n i r

me   p e r m e t t r o n t   d e   d e v e n i r

 

C e   q u e   j ’ a i   t o u j o u r s   v o u l u   f u i r

 

Y a   t i l   e u   d e s   m o m e n t s   p a r f a i t s ?

Y a v a i t i l   c e l l e   q u e   j a i m a i s  ?

Y a t i l   o u   l a i j e   b i e n   r e v e e  ?

Y a u r a t i l   p o s s i b i l i t e ,

 

D e   p o u v o i r   c r o i r e ,   d ’ e s p e r e r …  ?


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Vendredi 14 avril 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
Joyeux anniversaire Unpeudepoésie !
(Un An déjà !)
 



Joyeux anniversaire Unpeudepoésie
Qui face aux adversaires de ma triste vie
A su être sincère dans mes fantaisies
En étant l'émissair' de toutes mes envies !

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Lundi 10 avril 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
Voila un poème, métamorphosé d'un texte improvisé. Style particulier, égaré, perdu, comme le texte.

Le Futur

Tu me casses les pieds,
Brisés à coup de pierres,
Mes orteils fusillés,
Tu me romps toute entière.

Tu brises les morceaux
En je ne sais combien,
Tu concasses mes os
Pour que je souffre bien.

Tu aspires le tout,
Un souvenir qui dure,
Pour avoir un atout,
Dans une boite en dur.

Cette boite damnée
D’un coup de main, jetée
En Méditerranée,
Gravée d’un « Je te hais ».

Tu ne veux plus la voir,
La raison de la haine,
Avoir gardé l’espoir,
Jamais je ne revienne.

Mais quand elle sera
Portée par la marée
Quand tu la trouvera
Esseulée, égarée,

Si celle-ci se rouvre,
Dans un instant suprême,
Un mot qui se découvre,
Tu écriras, « je t’aime ».

Tu la refermeras,
Soudée jusqu’à cramée,
Et tu la jetteras,
Eloignée à jamais.

J’aurais perdu la vie
A cause de ces maux
Mais heureuse et ravie
De mourir de ces mots.



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Tu me casses les pieds, ils n'ont plus d'orteils. T'arrives à la cheville, après tu me casses toute entière,

et tu écrases les morceaux en tout petit pour que je souffre bien.

Et tu passes l'aspirateur pour avoir un souvenir de moi que tu mettras dans une boite,

et que tu jeteras dans la Méditerranée, et tu écriras "je te hais" sur la boite.


Quand tu la retrouveras, si tu la retrouves, ce que tu ne souhaite pas, parce que c'est pour ça que tu me hais, t'avais espéré que je ne reviendrai plus.


 Mais la boite est revenue, portée par les flots de la Méditerranée,


 et si la boite s'ouvre, t'écriras "je t'aime" dessus,

 et tu me renfermeras, et tu me rejeteras, et là, je ne reviendrai plus

, parce que je serai morte, à cause seulement des mots que tu auras écrit, mais au moins, je serai morte à cause de toi, donc heureuse, avant de mourir.
fin.
Eli.

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Mercredi 5 avril 2006
- Par Unpeudepoésie & Eli. - Publié dans : unpeudepoesie
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Notre combat


Un vent de chaleur a fléchit
Le blizzard qui nous écrasait
De ce long sommeil affranchis
Nos chemins nous avons croisé.

Les premiers réveillés ont fuis
Pour échapper à ces ténèbres
Jurant le combat reconduit
Jusqu’à ce jour bientôt célèbre.

Réveillant les peuples assoupis
Bientôt rejoints par une armée,
Refusant de vivre accroupis,
Ils ne se firent plus charmer.

Regroupés comme des amis
Les voilà combattants ailés
Levés contre cette infamie
Chacun prêt à se rebeller.

Le pouvoir en place a failli,
Ici les rues sont désertées,
Des bas fonds le peuple a jailli,
Le monde est à nos libertés !

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Lundi 3 avril 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
Lettre ouverte a coeur ouvert


Dans le fond de tes yeux des étoiles s’éteignent,
Dans le fond de ton coeur les souvenirs s’étreignent,
Dans le plus grand malheur tu maudis ton passé,
Et tu fais seul le voeu de ne plus pourchasser
Ces rêves merveilleux aux horizons lointains,
Ces rêves de bonheur entassés dans un coin.

Tu voudrais tellement pouvoir les achever,
Les toucher de tes doigts le soir a ton chevet,
Refaire chaque choix comme étant le premier,
Vivre chaque moment comme étant le dernier,
Se réveiller, aimant, en pensant que ce jour
Sera libre de poids et satisfait d’amour.

Mais dans tes sombres nuits, tué de vérités,
Accablé de chagrin, tu ne peux t’abriter
Qu’au creux de tes deux mains, appelant le sommeil
 Qui chassera les ombres jusqu’à ton réveil,
Où entre les décombres de ta longue vie
Tu reprendras le train d’un désert infini.

Tu ne peux contenir ce qui ronge ton cœur,
Tu as envie de crier pour chasser tes peurs,
Tu as besoin de hurler pour noyer ces voix
Qui ne font que tarir les rêves auxquels tu crois.
Et c’est pour les bâtir que tu as composé
Ce poème tire du flot de tes pensées.

Si je n’ai qu’un conseil à donner cette nuit
Pour stopper les questions qui pourrissent ta vie,
 Juste une suggestion qui me vient a l’esprit
Dans l’espoir qu’au réveil tu ne soit plus soumis :
Garde bien le soleil qui chasse tes ennuis,
Ignore ta raison, c’est ton coeur qui le dit.
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Vendredi 31 mars 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie

L’absente


Les jours ont déjà raccourcis,
Le doux vent du large a tari,
Le ciel est retourné au gris,
Mes rêves et ma vie aussi.

J’ai beau scruter autour de moi,
Mes yeux ont perdu leur éclat.
Au loin l’horizon se fait las,
Le temps s’écoule au fil des mois.

Mes pas sur le sable s’effacent
Balayés par les vagues lasses,
Chassante comme un essuie-glace
Tous ces mots qui refont surface.

Depuis tant maintenant, marchant,
Les mains dans les poches j’attends
Quoi ? Je ne sais pas. J’ai le temps,
D’attendre le soleil couchant…

Ces mains par le vent refroidies
Sentent le besoin d’un abri
Mais tout ici n’est que débris
Les tiennes ont fuit mon paradis.

Une larme est tombée à terre
Tachant le sable à découvert,
De ce matin si froid d’hiver,
Mes sanglots la pluie a fait taire.


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Mardi 21 mars 2006
- Par Unpeudepoésie - Publié dans : unpeudepoesie
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